Le terme d’équilibre revient systématiquement dans la plupart des discours à portée écologiste, sous les formes les plus diverses, impliquant l’idée de « retour à l’équilibre », « d’équilibre menacé », etc. Il est source de bien des partis pris idéologiques et politiques qui brandissent - c’est la mode - l’autorité de la science comme arc-boutant.
C’est généralement l’homme qui est visé au détour de cette notion par sa capacité à « rompre les équilibres de la nature ».
La notion d’équilibre, en géographie, est toujours relative à l’échelle, à la fois temporelle et spatiale, du phénomène étudié. À vrai dire, elle n’existe pas, car chaque élément du géosystème Terre (cryosphère, hydrosphère, atmosphère, etc.) s’inscrit dans un système scalaire temporel qui lui est propre selon des chaines de causalité qui interdisent l’état d’équilibre tel qu’on le définit habituellement.
SARA NOUA